Aimer son corps : tout un cheminement

Quand est-ce qu’on commence à ne pas aimer son corps ?

Le rapport au corps est quelque chose de tellement simple quand on est tout petit. On le découvre et on ne se pose même pas la question d’aimer son corps ou pas, c’est naturel et c’est même un émerveillement.

Cela jusqu’a ce qu’arrive les regards, les jugements, les critiques ou même les violences en tout genre… Là d’un seul coup ça change tout.

Et parfois pour être aimée, acceptée, ou même simplement passer inaperçu, on veut changer ! On veut être différent. On veut correspondre à une norme ou au contraire atteindre une certaine idéalisation qu’on s’est construite.

Adolescente c’était probablement un des moments de ma vie où le rapport à mon corps était le plus désagréable autant avec moi-même, qu’avec les autres.

Ensuite, j’ai eu un premier déclic à la naissance de mon premier enfant. Je dis toujours que chaque naissance m’a fait énormément avancée sur moi-même et effectivement un des points de cette naissance a été de dire me dire : je n’ai pas besoin de m’imposer de douleur.

Qu’est-ce que j’ai entendu : « il faut souffrir pour être belle », quand j’étais petite…

J’ai mis un stop, j’ai carrément arrêter de m’épiler à la cire ! Je voulais plus de douceur pour moi-même et arrêter de souffrir au nom de la beauté. Ça peut paraitre simpliste, une épilation, c’est pas forcément ce qu’il y a de plus douloureux, mais pour moi, c’était tellement important de couper avec le : « il faut souffrir ».

Ce n’était pas fini, s’en est suivi plusieurs années où mon rapport au corps n’était pas sain. Je ne me l’appropriais pas totalement, je le fatiguais, je l’obligeais, je ne l’aimais qu’avec des « si »…

Puis, après mon divorce, c’est là que tout a changé, j’ai enfin pris le temps. Le temps de me soigner de l’intérieur, le temps de m’aimer, de prendre soin de moi, puis le temps d’aimer complètement et inconditionnellement mon corps.

Ce corps qui est un cadeau, ce corps qui m’a permis de faire tellement de chose, ce ventre qui a porté mes enfants, celui qui finalement ne fait qu’un avec moi puisqu’il me communique les messages de mon intérieur quand je ne les entends pas moi-même : les maux/mots du corps comme j’en parle souvent.

Les changements ne doivent pas empêcher d’aimer son corps

Alors tu te diras peut-être que c’est plus ou moins facile pour moi, sauf que depuis un peu plus d’un an, je vis avec 20 kgs de plus que mon « poids idéal », j’ai pris ce poids pendant le deuil de mon 4ème enfant. Alors aujourd’hui, c’est vrai que je me sens un peu plus légitime de parler de corps et de poids.

Quelques années plutôt j’aurais vraiment mal vécu cete prise de poids, j’ai toujours été mince. Sauf qu’aujourd’hui avec tout ce cheminement que j’ai fait en amont, je l’accepte. Et c’est même beaucoup plus que ça, j’aime mon corps et je me trouve belle. Ça ne veut pas dire que je ne retrouverais pas mon poids idéal ou que je ne vais pas prendre soin de ma santé, de mon corps. Seulement aujourd’hui mon poids est-ce qu’il est et je l’accepte. Je suis belle avec 60 kgs comme je suis belle avec 80 kgs. Dans les deux cas, je peux m’aimer et m’accepter telle que je suis, je peux honorer mon corps et être à l’aise avec.

Mon message pour toi aujourd’hui : une invitation à aimer ton corps

Tu n’as aucune honte à avoir, tu peux être complètement à l’aise avec ton corps.

Tu peux t’aimer entièrement et t’accepter telle que tu es.

Peut-être que si tu es loin de penser cela aujourd’hui, tu te demandes comment aimer ton corps…

Eh bien pour moi ça commence par s’aimer au sens large :

Arrêter de se faire souffrir soi-même, dans tous les domaines, s’écouter, prendre soin de soi, s’honorer, être là pour soi…

On voit tous ces points en détail dans Intuitivement organisée, parce que l’amour, c’est la base d’un quotidien serein

2 réflexions au sujet de “Aimer son corps : tout un cheminement”

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