Ce n’est pas ta responsabilité

Ce n’est pas ta responsabilité

Des fois on se prend la tête avec des trucs qui ne sont pas notre responsabilité. S’occuper des autres alors qu’on a déjà beaucoup à faire avec nous-mêmes, on ne peut pas faire plus humain.

Pendant de longues années, j’avais ce qu’on appelle le syndrome du sauveur. J’essayais de tirer mes proches à bout de bras.

Le premier côté intéressant du côté du sauveur, c’est qu’il prend une part de responsabilité dans l’état des autres, alors qu’il n’en a aucune.

Chacun fait son propre chemin, ses propres expériences et parfois ce qui peut paraître pour nous une mauvaise expérience est un très bon apprentissage de la vie pour la personne. Ce n’est pas à nous d’en juger et c’est une des raisons pour lesquelles il ne faut pas s’occuper des autres de manière excessive et quand ce n’est pas nécessaire.

En plus, souvent quand nous prenons cette position de sauveur, nous avons cette croyance que l’autre n’est pas capable tout seul, ce qui est faux et tellement réducteur. Il faut apprendre à faire confiance aux autres et en leurs capacités.

Et le deuxième côté intéressant à regarder avec du recul, c’est que le sauveur, pendant qu’il cherche à s’occuper des autres, occulte complètement une part de lui-même qui aurait justement bien besoin d’être travaillée.

C’est donc une stratégie de fuite d’une part.

Et d’autre part, il y a toute une panoplie d’attentes envers ceux qu’il sauve : de la reconnaissance, de l’attention, de l’amour, un retour quelconque…

Comme j’en parlais dans le podcast sur le triangle de Karpman, peu importe à quelle extrémité du triangle, on se place : sauveur, victime ou bourreau. Le triangle est toujours malsain, et les places tournent toujours.

Le sauveur devient parfois bourreau, parfois victime.

Donc finissons-en en prenant nos responsabilités sur tout ce que nous sommes et laissons aux autres leurs responsabilités. C’est d’ailleurs aussi une façon de croire en eux et en leur capacité.

S’occuper de soi-même avant de s’occuper des autres, au final, ça nous fait du bien à nous, et aux autres.


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